Le Magicien d’Oz : le cauchemar derrière les paillettes

Considéré comme l’un des films les plus cultes de l’histoire du cinéma, Le Magicien d’Oz, sorti en 1939, est encore aujourd’hui adoré par enfants et parents. Largement présent dans la pop culture américaine et mondiale, classé au Registre International Mémoire du Monde de l’UNESCO, le film est même considéré en 2009 comme étant le film le plus vu au monde d’après la bibliothèque du Congrès Américain. Il a été dérivé en d’innombrables films, séries, dessins animés, livres, jeux vidéo, comédies musicales, etc. Bref, un intouchable.

Et pourtant, le tournage de ce chef-d’œuvre est des plus sordides, et si peu de personnes en sont conscientes. Je vous propose de nous y plonger pour découvrir un petit aperçu du véritable cauchemar qu’ont dû subir les acteurs du film.

Un décors pas si magique

Les Munchkins démoniaques

Les acteurs interprétant les Munckins manifestaient la plupart du temps des comportements violents, étaient souvent bourrés, s’adonnaient au jeu et pratiquaient, comment dire, des activités groupées d’adultes dans l’hôtel où ils logeaient, le Culver Hotel. Selon les dires de l’époque, la police a souvent du intervenir à leur hôtel.

Une Judy Garland maltraitée

La pauvre actrice de 17 ans étaient forcée de prendre des shots d’adrénaline pour pouvoir rester éveillée le jour et physiquement supporter le rythme de travail. De l’autre côté, on lui administrait des barbituriques la nuit, un médicament agissant comme sédatif et anesthésique, pour qu’elle puisse dormir. A dose répétée, une dépendance se développe, ainsi que des symptômes proches de l’intoxication alcoolique, une perte de coordination motrice, un discours incohérent et des troubles du jugement.

Selon les dires du mari de l’actrice, Sid Luft, les acteurs interprétant les Munchkins harcelaient sexuellement la jeune fille, mettant plusieurs fois leurs mains sous les vêtements de Garland.

Ajoutez à cela le fait que les producteurs exécutifs appelaient constamment Judy « le gras petit cochon avec des queues de cochons ».

La Sorcière brûlée

Durant la scène où la sorcière s’échappe de Munchkinland dans une bouffée de fumée, la pyrotechnie a malheureusement été activée trop tôt, et la porte de secours n’a pas fonctionnée correctement. Résultat : le chapeau, balais et le maquillage de l’actrice ont entièrement pris feu. Son visage et ses mains furent sévèrement brûlées, et les médecins ont en plus dû utiliser de l’alcool pour enlever les restes du maquillage de la pauvre actrice hurlante de douleur… 

En revenant sur le plateau, on lui a demandé de tourner une autre scène nécessitant de la pyrotechnie, ce qu’elle a refusé. C’est donc sa doublure qui a filmé la scène a sa place… avant de se faire également grièvement brûler et de subir les mêmes chirurgies que l’actrice avant elle.

L’homme de Fer empoisonné

Buddy Ebsen, interprète de l’Homme de Fer, a du porter du maquillage sur le visage, remplis d’aluminium. Un soir, il éprouve de difficultés à respirer et est admis en urgence à l’hôpital. Il avait en fait inhalé l’aluminium présent dans son maquillage et dans l’air, ses poumons en étaient remplis. Personne n’a jamais dit au reste du casting pourquoi l’acteur avait dû quitter le film. Les studios remplacent l’acteur par un autre, qui n’a durant le tournage jamais su ce qui était arrivé à son prédécesseur. Il a quant à lui souffert d’une infection oculaire à cause de l’aluminium.

De la neige toxique

La neige qui réveille délicatement Dorothée dans le film était majoritairement faite d’amiante, substance hautement cancérigène. Ce n’est que des années après que les scientifiques ont découvert les dangers de l’amiante.

Judy Garland frappée

Apparemment, durant la scène où Dorothy gifle Le Lion Peureux, l’actrice ne pouvait se retenir de rigoler, ce qui n’a pas plu au réalisateur, qui l’a violemment giflée pour « la faire revenir à ses esprits ». Elle a par la suite parfaitement exécuté la scène.

Un costume un peu trop vrai

On peut dire que le costume de Bert Lahr était authentique ! Il pesait 40 kg et sentaient extrêmement mauvais de par son origine animale et du fait qu’un homme transpirait dedans toute la journée.

Coincés dans leurs costumes

Le maquillage prenait 3 heures chaque matin, ainsi, pour ne pas perdre de temps, les producteurs ont interdit aux acteurs de retirer leur costume ou maquillage de toute la journée. Et apparemment, les membres de l’équipe étaient déstabilisés par leur apparence, ce qui obligeait les acteurs à déjeuner sur le plateau et non avec les autre membres du tournage.

Judy Garland obligée de paraître plus jeune

Les producteurs voulaient à l’origine Shirley Temple dans le rôle de Dorothy. Mais des doutes sur ses capacités vocales et des problèmes contractuels les ont poussés à prendre Judy Garland. L’actrice a été forcée de perdre 5 kilos et de suivre une régime scandaleux, basé sur la cigarette et les pilules amaigrissantes pour ressembler davantage à une fillette de 12 ans. La jeune femme a également été forcée de porter un corset spécial autour de la poitrine afin de la lui compresser.

Une peau restée verte

Le maquillage de la Sorcière de l’Ouest, en plus d’être hautement inflammable, était très résistant et toxique. L’actrice en a accidentellement avalé une petite quantité, et a été en incapacité de manger durant des jours. Le cuivre présent dans le maquillage s’était accroché à sa peau, et a pris des semaines à complètement se délaver.

Une patte cassée

Un des gardes de la méchante sorcière a marché sur la patte du chien, la cassant complètement. Le chien a dû être remplacé pour le reste du tournage.

Un studio à 100 degrés

Durant les années 1930, le technicolor s’est popularisé, car le procédé permettait de faire apparaître les couleurs de manière extrêmement vive. Mais, cela nécessitait énormément d’éclairage, ce qui faisait chauffer les plateaux à parfois plus de 100 degrés. La production devait parfois être arrêtée pour aérer les studios, car certains acteurs frôlaient les insolations.

Le cheval magique aspergé de gélatine

L’équipe de production a choisi un cheval blanc qu’ils ont aspergé de gélatine rouge, afin d’avoir le chauffeur officiel de la cité d’émeraude. Pas très éthique. Le cheval appréciait le goût de la gélatine, et essayait constamment de se lécher. Si vous regardez attentivement, vous verrez le conducteur essayait de réfréner le cheval pour ne pas qu’il se lèche.

Ces exemples sont seulement une partie de tout ce qui clochait derrière les caméras, mais c’est déjà bien assez pour comprendre la toxicité de l’espace de tournage. Comme quoi, ce n’est pas parce-que la magie est présente à l’écran qu’elle l’est également derrière !

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