Climat : déclenchement d’une “rébellion internationale” dans plusieurs villes

Dans toutes les capitales, les activistes écologistes d’Extinction Rebellion, appelé XR, ont débuté depuis lundi 7 octobre un mouvement de désobéissance civile qui devrait durer une quinzaine de jours. Ils manifestent contre l’inefficacité des États face à l’urgence climatique.

Plusieurs arrestations ont déjà eu lieu.

Un mouvement mondial, aux actions ciblées 

Jeune-manifestant-symbole-sablier-cercle-visage

XR, soulèvement citoyen né en Grande-Bretagne en 2018, proclamant la désobéissance civile, tente de marquer les esprits en occupant des points stratégiques de circulation. Dans la capitale anglaise par exemple, le mouvement a déclenché le blocage de Westminster, où sont réunies les places-fortes du pouvoir, ou encore du site de Big Ben faisant face à un pont, stoppant le trafic routier. Les militants demandent des “changements radicaux” à un gouvernement qui ne se préoccupe que du Brexit. Des centaines de manifestants ont déjà été arrêtés selon la police londonienne.

Dans d’autres capitales européennes, notamment à Paris, ce sont les places et les bords de Seine qui ont été investis dans une atmosphère détendue. L’opération se prénommait “Occupation pour la suite du monde”. Les manifestants demandaient aux citoyens de se lever partout sur la planète pour faire avancer la cause climatique, contre l’inaction des gouvernements.

Les militants revendiquent des “mesures de pression beaucoup plus fortes”

Manifestants-pancartes-capitalisme-pollution

Le porte-parole d’Extinction Rebellion à Madrid, Mabel Moreno, demande aux citoyens de se soulever massivement et pacifiquement pour enclencher les “changements nécessaires à notre survie”.

À Viennes, 75 manifestants ont été arrêtés après avoir occupé une des principales avenues du centre-ville. À New York, une “marche funèbre” s’est déroulée de Manhattan à Wall Street. Les activistes, vêtus de noir en hommage aux disparus climatiques, se mettaient en scène de façon sanglante et macabre autour de cercueils. Une trentaine d’entre eux se sont fait interpeller.

Une mère de famille a témoigné de son inquiétude pour ses enfants face à l’effondrement du monde, indiquant que les écologistes ont été trop “polis” ces trente dernières années, et qu’il faut faire sortir la population dans la rue.

Grâce aux réseaux sociaux, le mouvement a pris de l’ampleur

Des dizaines d’activistes ont fait barrage sur des ponts autoroutiers au Canada, bloquant les villes de Toronto, Halifax et Edmonton. En Afrique du Sud, le mouvement grossit, car les militants ont conscience qu’ils seront les plus touchés par le changement climatique, des inondations se produisant déjà sur les côtes du continent. En Australie, les manifestants se mobilisent pour la sauvegarde des abeilles en défilant nus.

Extinction Rebellion est né à l’initiative d’universitaires inspirés par la stratégie de lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis dans les années 1960. Le mouvement s’est étendu grâce aux réseaux sociaux et revendique aujourd’hui 500 groupes dans 72 pays depuis 2008.

Aujourd’hui, dans la capitale londonienne, XR voudrait rassembler cinq fois plus de monde qu’en avril, où pendant une dizaine de jours les militants bloquaient les axes de circulation. Plus de 1000 arrestations avaient alors eu lieu. Ses actions devraient se poursuivre dans les jours qui viennent. 


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